Un jour j'ai vu l'âme du diable
D'une noirceur haïssable
Dupée trompée, mais envoutée
J'ai su trouver la volonté
D'enfin piéger ce triste sire
Par ses fantasmes, son délire
Ce fût une heure de délivrance
Dans la douleur de l'évidence
Mais le pire ait qu'il m'ait fait croire
D'avoir gagner mon heure de "gloire"
Tenter de me rendre coupable
D'une démarche détestable
De l'avoir à jamais perdu
Car démasqué et confondu
En moi il insinue le doute
Pour que ce piège me dégoute
Et telle est prise qui croyait prendre
D'avoir son âme au diable à vendre
Car il n'a pas eu le courage
De cesser ce marivaudage
Grisé, drogué de sa puissance
De dominer par influences
Créant toutes les conditions
D'assurer sa domination
Il foule aux pieds les sentiments
Comme il en joue cruellement
Avec tant de sincérité
Entachée de perversité
Si sa douleur est aussi grande
Que ses paroles le prétendent
Il aurait fallu qu'il m'accorde
Cette amitié, cette concorde
Qui prévaut entre deux amis
Quand tant de choses les unis
Je n'ai été que le jouet
De toute sa perversité
Profitant de mon innocence
Sans aucunes reconnaissances
Dés lors je sais que ce fût lui
Qui me piégeait et c'est enfui
Ajoutant à ses "qualités"
Celle qu'on nomme lâcheté
Et pour que ce soit efficace
En proférant moult menaces
De peur que dans un jour futur
je ne le jette en pâture
A la vindicte populaire

